Fonction d’élimination et de drainage

L’eau élimine du corps des toxines accumulées par les muscles lors de nos activités quotidiennes.

Chez les sportifs, l’acide lactique produit par les efforts provoque de douloureuses courbatures qui peuvent être atténuées par une forte hydratation riche en composants assimilables.

Les excès alimentaires apportent aussi leur lot de toxines.

La sédentarité, la fièvre, le stress, la pollution de l’air sont également des producteurs de toxines.

Une fonction thermorégulatrice

La température du corps doit impérativement être maintenue autour de 37°C.

Les nouveau-nés et les très jeunes enfants, quant à eux, ne possèdent pas la thermorégulation de l’adulte.
En pratique, si la température extérieure baisse, le corps doit être réchauffé. A contrario, si la chaleur s’installe et que la température extérieure monte, il faut diminuer celle du corps, par exemple par des enveloppements dans un linge humide d’eau fraîche.

Pour un adulte, la transpiration sur la peau provoque, au contact de l’air, une sensation de fraîcheur qui abaisse la température corporelle.

Une fonction respiratoire et cardiaque

Une hydratation insuffisante augmente la fréquence cardiaque pendant un effort, qu’il soit courant ou intensément sportif.

L’eau participe alors à l’équilibre des liquides autour et dans les cellules. C’est l’homéostasie, équilibre dynamique qui nous maintient en vie (W.B Cannon).

Le corps humain ne stocke pas d’eau

L’organisme élimine en permanence de l’eau par les reins (urine) et particulièrement par la transpiration.

Les personnes qui prétendent ne jamais transpirer sont donc dans l’erreur. Cela s’effectue en effet à leur insu, et probablement d’une façon ralentit. Par exemple, nous perdons de l’eau la nuit, au cours des échanges métaboliques. C’est aussi dépendant de la température de la pièce où nous dormons, des couvertures nous évitant de nous refroidir. Chaque nuit, nous perdons en moyenne un litre d’eau. Durant le sommeil, la température du corps baisse légèrement : nous nous refroidissons.

Chaque jour, plus l’activité physique est importante, plus la température du corps monte.

Le climat, la saison contribue aussi, plus ou moins, à nous déshydrater. Nous devons donc chaque jour, recharger nos réserves en eau, en buvant et en nous alimentant correctement, car les aliments en contiennent beaucoup.

Il ne faut pas attendre d’avoir soif pour boire, car il est alors trop tard : cette sensation nous informe en effet que le corps est déjà en état de déshydratation.

Quels sont donc les organes qui contiennent le plus d’eau ?

  • Un embryon d’un mois est constitué de 94% d’eau.
  • A la naissance, cette eau ne constitue plus que 80% de  ce nouveau-né. 
  • Vers 70 ans, ce volume n’est plus que de 65%.

Dans son livre Le Système de la régulation de base (Haug, 1994), Alfred Pischinger, de l’université de Vienne, affirme : « … l’augmentation de l’activité extracellulaire, en particulier de la matrice extracellulaire (M.E.C), crée un transfert d’eau du milieu intracellulaire vers le milieu extracellulaire … ».  En pratique, la sensation de soif disparaît avec l’âge et les apports hydriques diminuent en proportion. La carence en eau, à l’intérieur de la cellule de certains organes, risque alors de provoquer des troubles de santé spécifiques pour chacun.

Organe% eau
Rein81 %
Coeur et sang79 %
Cerveau76 %
Poumon78 %
Estomac, intestin et muscles75 %
Peau70 %
Os22,50

Les échanges journaliers d’un corps humain adulte sont globalement les suivant :

Apports (3,5 litres/jour)Pertes (2,7 litres/jour)
2,5 litres par les boissons1,5 litres par les urines
1 litre par les aliments1 litre par la transpiration
0,2 litres par les matières intestinales

Ces pourcentages sont variables d’une région, d’un individu, et d’une saison à l’autre.

Lorsque nous transpirons, nous perdons de l’eau et particulièrement des vitamines, des sels minéraux, des oligo-éléments, et surtout du sodium (sel).

Chez le sportif, ces pertes très importantes sont mal compensées. La plupart tentent de le faire en buvant de l’eau de robinet de qualité discutable ou certaines bouteilles trop minéralisées.

Zoom sur les sels minéraux

Les minéraux présents dans le liquide intracellulaire (dans la cellule) sont différents de ceux contenus dans le liquide extracellulaire (dans le plasma sanguin et à l’extérieur de la cellule). Les plus abondants sont au nombre de quatre : il s’agit du sodium (Na+), du potassium (K+), du calcium (Ca++) et du phosphore (P).

  • Sodium

C’est le plus important de tous. Comme tous les autres, il est indispensable à la vie. Il exerce une action complémentaire avec trois autres sels.

  • sodium/potassium : action sur les fibres nerveuses et les fibres musculaires.
  • Sodium/calcium : influence le travail du coeur (myocarde)
  • Sodium/magnésium : tonicité de péristaltisme intestinal et action sur la mémoire par régulation de l’acétylcholine.
  • Potassium

Une carence ou un excès de potassium auront des répercussions sur le  cœur, et les muscles en général.

N’oublions pas que le plus grand muscle du corps est le diaphragme et que le plus important est le cœur.

Une carence en potassium ouvre ainsi la porte aux douleurs articulaires, aux crampes et bronchites…

Par un principe de compensation, lorsqu’un équilibre sodium/potassium est rompu, il entraîne un déséquilibre acido-basique.

  • Calcium

Le taux de calcium dans le sang doit être soigneusement équilibré. Ce minéral représente environ 2 % du poids du corps. C’est le squelette qui en contient le plus, soit 99 % de la teneur totale.

  • Phosphore

Un déséquilibre calcium/phosphore réduit la fixation du calcium. Chez l’enfant, un retard de croissance sera constaté et chez l’adulte, des troubles divers du squelette.

  • Magnésium

Le magnésium (Mg), sel minéral le plus célèbre, remplit une fonction importante relativement à la contraction musculaire. Il est précieux pour le péristaltisme intestinal, pour lutter contre la constipation en général et notamment contre celle des personnes âgées, souvent en carence magnésienne. Il contribue fortement à la reproduction des globules blancs (leucocytes). Ces derniers s’élèvent, lors d’infections de toutes origines, pour défendre et protéger le corps.

Le déficit en magnésium est aussi une des causes de la spasmophilie. Une paupière qui « saute », les mains qui tremblent légèrement, les muscles durs, la fatigue chronique sont souvent les manifestations d’une carence en magnésium.

Un métabolisme trop acide provoque un déséquilibre du couple calcium/phosphore. Si l’équilibre magnésium s’effondre (trio Ca – Mg – K), le potassium (K) diminue, et accélère le déséquilibre sodium/magnésium.

L’équilibre minéral est alors rompu. C’est l’ouverture probable à de nombreuses pathologies. Il est vain de vouloir apporter un ou plusieurs sels sous forme d’oligo-éléments : cela n’engendrera, au mieux, qu’une disparition provisoire des symptômes ressentis 

Aucun sel pris isolément ne débouchera ainsi sur l’équilibre minéral. Il faut absorber tous les sels minéraux, sous la forme la plus assimilable.

Le plasma marin isotonique ou hypertonique sera choisi pour la pathologie concernée, suivant le patient et l’expérience du thérapeute.

Notons que la chimie confirme cette identité minérale du milieu marin.

Les sels sanguins sont ainsi les mêmes sels que l’eau de mer. 

On les retrouve dans le même ordre d’importance :

1- Chlore, sodium

2- Potassium, calcium, magnésium, soufre;

3- Silicium, carbone, phosphore, fluor, fer, azote (ammonium)